Les livres, la même fin que les disques ?

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Achetez-vous des musiques directement via iTunes, le Playstore ou même sur la Fnac.com ? Ceci est devenu une habitude de consommation qu’en d’autres continuent de télécharger illégalement sur Emule, Torrent ou en Streaming. Tandis que d’autres, osent encore sortir de chez eux pour aller les acheter dans un magasin… Il a fallu cinq ans pour que l’industrie du disque tente de se réinventer.

Est-ce maintenant le tour de l’industrie du livre ?

Les majors ont longtemps décrié qu’internet était leur ennemi et qu’il nuisait à la création de la musique. Plusieurs sites comme Napster ou Deezer ont du revoir leur modèle économique car les majors ne voulaient pas que les internautes puissent écouter de la musique librement sans payer. Beezik a dû fermer ses portes en mars 2013 à cause d’un manque d’équilibre budgétaire ce qui est remis en doute par une grande partie de la communauté du web. Quoiqu’il en soit, zerothune.com part sur le même principe, donner l’accès gratuitement à un catalogue. En compensation, le consommateur doit remplir des sondages ou acheter des produits sur les sites partenaires.

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Malgré les années qui passent, l’industrie du disque peine toujours à se renouveler, qu’en est-il pour le livre ?

L’histoire se répète. Et que ce soit l’industrie du disque ou du livre, personne n’a gardé en mémoire le cas d’école de la chute de Kodak. Elle qui était si puissante, a complètement loupé le virage du numérique et est devenue une marque fantôme, sans produits et sans brevets. L’industrie du livre pourrait suivre le même chemin : voir les livres disparaitre et ne rien faire pour se renouveler.

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En France, nous avons l’habitude de faire la politique de l’autruche ou d’accuser les autres. Mais nous ne pouvons aller contre le mouvement de numérisation. Avec l’essor des tablettes, le livre pourrait vivre ses dernières années. Mais le « Oui mais » résonne dans toutes les têtes.

  • Oui mais, le papier est beaucoup mieux pour lire.
  • Oui mais, nous sommes ses entreprises avec beaucoup d’influences.
  • Oui mais, nous faisons vivre des milliers de personnes tous secteurs confondus (culture, scierie, imprimerie…).
  • Oui mais, les tablettes coutent chers.
  • Oui mais, …

Les même paroles que les majors du disque par rapport aux MP3 et aux lecteurs très couteux à l’époque. Ceci n’a pas empêché la mort du disque. Pire, rien n’a réellement était fait pour tourner la page du support physique, ce qu’est en train de connaitre le secteur du livre.

Virgin Magastore est tombé et il pourrait ne pas être le seul. La Fnac voit rouge très souvent.

Pourtant, ils existent des solutions ?

Que ce soit pour la musique ou le livre, le virage du numérique doit être fait car personne n’a pu empêcher l’évolution de la photographie argentique à la photographie numérique. Et s’il est bien amorcé, le virage peut apporter une nouvelle dimension à la musique ou au livre.

Mis à part le modèle économique, rien n’a vraiment changé pour la musique or il existe une évolution importante que la musique et le livre peuvent mettre an avant : le contenu interactif.

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Le contenu interactif, la bouée de sauvetage ?

Nous écoutons nos musiques de plus en plus avec un appareil connecté. Nous lisons de plus en plus de livres numériques avec nos tablettes qui sont connectées en wifi chez nous, mais également pour certaines, sur le réseau GSM. Il est donc très facile d’apporter une valeur ajoutée aux différents supports numériques.

Pour la musque :

Imaginez-vous écouter votre chanson préférée. L’artiste en question sort un nouvel album. En lisant la chanson, votre player pourrait vous envoyer des informations visuels ou audios sur la sortie de son dernier album. Nous pourrions aussi imaginer qu’en cliquant sur un lien qui s’affiche sur notre appareil, nous serions dirigé sur le site de l’artiste en question.

Nous pourrions avoir un nouveau système économique. Vous écoutez librement une musique sur un player d’une plateforme et une publicité s’affiche sur votre écran. Et si la publicité est appropriée, le publicitaire pourrait voir le nombre de visiteurs exploser sur son site ce qui ouvre à une multitude de services.

Pour les livres :

Nous pourrions avoir la même chose : un contenu interactif. Fini les illustrations figées, nous pourrions avoir un livre qui nous joue des passages du chapitre, ou avoir en un clic, une explication de l’auteur. Certains imagines même des musiques de fond pour plonger encore plus le lecteur dans l’intrigue.

Pour les magazines :

Le contenu interactif pourrait également rendre la publicité moins statique et plus personnalisée. Pour des questions de poids, nous pourrions avoir des informations complémentaires sur un sujet en cliquant sur un lien dans le magazine, qui nous redirigerait vers le site. Le magazine deviendrait un portail d’entré pour accéder au contenu de l’éditeur hébergé sur son site. Pour le coté esthétique, les tablettes n’ont pas à être jalouses des magazines qui vont rapidement subir un coup de vieux par le manque d’interaction et leur coté trop statique.

Un problème majeure va tout de même les mener à leur perte : une impossible remise en question.

Les majors connaissent toutes ses solutions mais sont peureuses car elles ne comprennent en rien ce monde numérique qui va très vite. Impossible donc pour elles de se projeter dans ce milieu inconnu qu est rempli de personnes voulant avoir les choses gratuitement, contournement ou violant la loi. Il leur est donc difficile de se projeter à l’intérieur du monde numérique, se contentant de faire ce qu’ils savent faire de mieux : produire un bien culturelle.

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Problème : nous ne sommes pas au pays des bisounours.

Si jamais une entreprise ne se lance pas sur un marché, une autre le fera à sa place pouvant provoquer sa chute. Aucun majors ne s’étaient lancés dans la distribution numérique du MP3. Alors Apple a pu prendre rapidement le monopole de la distribution de la musique. Ce qui prouve qu’il existait une rentabilité de la distribution de contenu musicale numérique. Et l’histoire se répète déjà pour les livres. Les deux géants d’Internet qui sont Apple et nouvellement Google, sont déjà présents sur le terrain de la distribution de contenu numérique : livres, musiques et films.

La fin est proche ?

Non, les éditeurs ont encore le pouvoir de décider de leur avenir parce que se sont elles qui disposent du contenu. Nous l’avons vu, les sites de distribution de musique sont à genoux devant les majors, du moins les français car Google et Apple ont pris tellement de pouvoir qu’il est difficile de les faire plier. Mais attention, après s’être fait prendre le rôle de distributeur, Google et Apple pourraient rapidement se lancer dans le monde de la production pouvant promettre à quiconque d’être diffusé sur leur réseau. Les producteurs de contenu pourraient donc facilement fusionner avec le diffuseur car contrairement aux supports physiques, il n’y a pas des milliers de diffuseurs de contenu numérique, mais seulement quelques uns : Apple, Google, Amazon et d’autres plus petits. Trop petits pour peser dans la balance.

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