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Tout est bon pour l’exprimer.

Quoi de mieux que les réseaux sociaux anonymes pour dire ce que nous pensons ?!

C’est bien connu, la parole est plus facile à visage couvert que découvert. C’est pour cela que nous voyons passer tous les messages possibles et inimaginables sur les réseaux sociaux. Des messages passionnés qui parfois, contiennent des propos haineux voire racistes.

Souvenez-vous du mariage pour tous, de la ministre de la justice Mme Taubira comparé à un singe. Mais les politiques ne sont pas les seules victimes. Les sportifs et les footballers en ont eu pour leur grade. A cela, ajoutons les évènements dramatiques et les conflits armés.

Pourquoi tant de haine ?

Il y a plusieurs raisons. La première, l’anonymat favorise ce genre de propos. Ensuite, l’internaute est derrière son ordinateur, chez lui. Il ne pense pas  que la loi s’applique sur Internet, espace de liberté absolue.

La deuxième raison, Internet est démocratisé ainsi que les réseaux sociaux. Tout le monde y a donc accès. Et dit ce qu’il pense même si c’est faut. En les observant, nous nous rendons compte que certains s’expriment vulgairement au quotidien. Ils reproduisent donc la même chose sur Internet. Le plus souvent, devant un juge, ils ne pensaient pas que leurs propos pouvaient atteindre une si grande visibilité et ne pensaient pas au mal que leurs propos pouvaient faire.

Ajoutons les groupuscules extrémistes bien rodés magnant la communication sur les réseaux sociaux. Ils sont aujourd’hui plus visibles et répandent des rumeurs plus facilement. Et les Français ne regardent pas toujours les sources de ces articles et peuvent donc facilement y croire.

Spécificité française ?

Bien sur que non. Ce problème touche tous les pays du monde. Et personne n’y échappe.

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Comment lutter contre ?

La plupart des sites font appel à des sociétés de modérations, basées en France, au Maroc voire même à Madagascar. David Corchia, président de Concileo basé en France et à Rabat s’occupe des sites Le Figaro, TF1 ou Libération. Il souligne :

«Dès qu’on parle d’Israël, cela cristallise les passions, avec parfois jusqu’à 20.000 ou 30.000 commentaires sur un article, dont on ne laissera passer que 5% à 10%»

Et pour Christiane Taubira, c’est la même chose :

«Sur Christiane Taubira (après la condamnation pour insulte raciste d’Anne-Sophie Leclère, ndlr), des 10.000 commentaires sur un article nous n’en avons publié que 500, alors qu’un article sur un sujet inoffensif ne génère que quelques centaines de commentaires»

Jérémie Mani, patron de Netino, leader du secteur, gère notamment les sites du Monde, d’Europe 1 et de France Télévisions. M. Mani déclare :

«Nous voyons des messages racistes ou antisémites, très violents, qui s’en prennent aussi aux gouvernants et aux médias, parfois en donnant les coordonnées de journalistes. Ce contenu nauséabond est particulier à ce conflit : la guerre en Syrie ne déclenche pas ce type de commentaires»

Mais il n’y a pas qu’eux souligne M. Mani.

«Côté propalestinien, des messages identiques sont postés sur des dizaines de sites. Côté pro-israélien, les messages sont moins nombreux mais plus organisés. Mais c’est un dialogue de sourds. Les internautes neutres généralement renvoient les deux camps dos à dos et sont très énervés de voir leurs espaces de dialogue trustés par ce sujet»

Les modérateurs sont biens sur choqués par la quantité de propos haineux et il est difficile des fois pour eux de rester indifférents face à autant de haine, confie M. Mani.

Ce ne sont pas toujours les catégories les moins aisées qui insultent le plus. La haine provient de tous. Il faut donc revoir les pédagogies de communication pour tenter de diminuer les propos haineux sur Internet.

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